Plus de terre d'exil. Je suis trop grand pour croire encore en
l'existence d'une forêt féerique au fond d'un de mes placards.
Le temps est resté impartial à nos aventures et déboires, impassiblement une année s'est écoulée.
Elle arbore fièrement un nouveau numéro, comme née pour laver les pêchés de la précédente.
J'imagine que les êtres humains ont créé l'événement pour s'offrir un nouveau départ,
un monumental exode vers une ère encore immaculée.
Mon obsession quant à me fondre dans la masse; comme une voix intérieure,
m'exhorte à prendre part aux réjouissances.
Je vais me stimuler le système nerveux central. Ma célébration à un goût amer.
Le rituel se met en place, je goûte, m'engourdis la langue et les gencives.
Avec une dextérité extrême; fruit de l'habitude; je pille la poudre d'une blancheur originelle avec ma carte vitale, ironie du sort.
Je trace des rails qui ne verront jamais passer le train.
Les lignes se succèdent et partent dans tous les sens, drôle, l' on dirait ma vie. Et là; l'exaltation.
Les heures suivant le virage dans la poudreuse, ou plutôt les minutes s'écoulant avant la prochaine prise ne sont que liesse et faites d'une sociabilité folle.
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